Protection des orchidées  

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Certaines espèces d’orchidées, comme beaucoup d’autres espèces végétales ou animales, sont en grand danger, voire même éteintes dans leur milieu naturel. En cause, la destruction de leur milieu (forêts tropicales, milieux humides…), les récoltes inconsidérées (pour alimenter le commerce horticole spécialisé, certaines productions alimentaires -salep…-, la médecine chinoise…).

En Europe, de très nombreuses espèces, dont certaines visibles en Bretagne , sont protégées, soumises à diverses réglementations européennes, françaises ou régionales. Leur ramassage (en tout ou partie), leur transport, leur transplantation dans un jardin, leur destruction sont strictement interdits et juridiquement condamnables, les amendes pouvant être très élevées pour certaines espèces emblématiques comme pour le Cypripedium calceolus, notre Sabot de Vénus alpin.

Dans le Monde, certaines orchidées sont identifiées par l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) comme en voie de raréfaction, voire en voie de disparition.  De nombreux pays étrangers ont ainsi mis en oeuvre des lois de protection. De fait, comme en France, la récolte de ces espèces dans la nature, leur détention, ainsi que le commerce international de plantes issues du milieu naturel, sont strictement interdits.

De manière générale, le commerce international des orchidées (comme celui d’autres végétauxc, mais aussi d’ animaux emblématiques comme le tigre, les éléphants…) est régi par le CITES. Parmi les orchidées les plus surveillées (en « Annexe 1 ») : tous les Sabots de Vénus des genres Paphiopedilum et Phragmipedium, de Dendrobium cruentum,  de Laelia jongheana, de Laelia lobata, de Renanthera imshootiana…

C’est pourquoi, à l’occasion de votre voyage en pays exotiques, évitez de prendre des risques en ramenant des plants d’orchidées sans consulter et respecter les législations locales & internationales, mais aussi sans oublier la législation Française pour l’importation de végétaux, d’autant plus que les douanes françaises sont très attentives au respect des règles phyto-sanitaires  pour éviter toute importation sur le territoire français de parasites ou de maladies végétales dévastatrices.

Au sein de l’Union Européenne, les frontières sont ouvertes, vous permettant de ramener sans formalité vos achats réalisés auprès des producteurs de l’UE. Mais dans tous les cas, conservez quand même vos factures d’achat pour prouver l’origine légale des plantes que vous transportez. Conservez-les ensuite pour toutes vos plantes cultivées, surtout si elles sont sur les listes du CITES…